Mes 6 conseils pour réussir tes photos

Publié le : 15 mai 2020 par Wazim Tagauly
Modifié le : 28 juin 2020
Temps de lecture : 7 minutes

Afin d’améliorer la qualité de tes photos je vais te donner quelques conseils.

Je ne prétends pas détenir la vérité mais si tu apprends quelques « trucs » grâce à moi j’en serai ravi.

1- La composition tu respecteras

Ça parait évident mais ce n’est pas si simple ! Beaucoup de personnes ont tendance à faire des photos de travers ou alors à centrer leur sujet, mais une belle composition doit attirer l’œil directement sur ce que tu veux mettre en valeur. Tu ne dois pas trop charger l’image, ne pas être penché et surtout l’exposer correctement, pas trop sombre ni trop claire sinon tu vas devoir la travailler un peu plus, mais on y reviendra plus tard.

Pour le cadrage, on parle souvent de la « règle des tiers » qui consiste à diviser l’écran de visée en 3 parties égales à la verticale et 3 parties égales à l’horizontale, et de placer le sujet photographié sur un des 4 points « chauds » qui attirent l’œil spontanément. Exemple :

Tu l’as compris mon sujet ici était la Tour Eiffel et les 4 points rouges sont ces fameux points chauds sur lesquels tu peux placer ton/tes sujet(s).

Evidemment ce n’est pas une règle universelle mais une bonne base de travail qui convient à beaucoup de photos, mais libre à toi de l’adopter…ou pas ! Il m’arrive de ne pas en tenir compte quand le sujet ne convient pas (pour une symétrie par exemple)

2- Les réglages de base tu maitriseras

On est d’accord tu n’as pas investi dans un bel appareil pour shooter en mode Automatique, donc avant d’aller t’improviser photographe je te conseille d’ouvrir ton manuel d’utilisation. C’est chiant mais t’y apprendras énormément de choses, notamment comment gérer le triangle d'exposition : 3 paramètres clés que sont la sensibilité du capteur (les ISO), la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme. C’est capital pour la suite !

Donc ensuite tu as le choix pour comprendre ce que ces 3 réglages ont comme influence sur une photo : prendre un petit cours de photo, lire des sites Internet ou bien regarder des tutos sur Youtube. Personnellement j’ai choisi la dernière solution et je suis ensuite allé m’entrainer IRL.

Bon je suis gentil je te fais un résumé en quelques phrases simples de l’impact de chaque paramètre aura sur tes photos :

La sensibilité ISO à Plus tu vas être bas, idéalement ISO 100, plus ta photo sera « propre », c’est-à-dire sans bruit. Par contre ton appareil va capter moins de lumière et donc pour avoir une belle photo il faudra une bonne luminosité ambiante (oublie les photos de salles de concert à ISO 100 !). A l’inverse, plus tu vas monter en ISO et plus ton capteur sera sensible à la lumière, donc ta photo sera mieux exposée mais en contrepartie tu auras très vite l’apparition de « bruit », une sorte de grain pas agréable et qui dégrade la qualité de la photo qui commence à apparaitre à environ ISO 1600 sur les boitiers les plus courants.

La vitesse d’obturation à Plus tu vas avoir une vitesse élevée (jusqu’à 1/8000ème de seconde), plus tu auras de chances d’avoir une photo nette même si le sujet c’est Usain Bolt pendant un 100m ! Par contre la lumière aura moins le temps « d’entrer » dans ton boitier et donc comme pour les ISO il faudra une bonne luminosité ambiante pour ne pas avoir une photo « bouchée », c’est-à-dire sombre. A l’inverse, plus tu vas avoir une vitesse lente et plus ton boitier captera la lumière mais bon courage pour ne pas avoir de photo floue, au-delà d’1/10ème c’est très compliqué d’avoir une photo nette et c’est là qu’un trépied devient utile. Et l’autre risque est de surexposer la photo, de la « cramer » comme on dit.

L’ouverture du diaphragme à Plus ton diaphragme sera ouvert (chiffre le plus petit possible, genre F1.4 pour ceux qui savent !), plus tu vas pouvoir capter de lumière, même avec une vitesse élevée. L’autre impact du diaphragme sera la profondeur de champ. Pour avoir « l’effet flou derrière ton sujet », qui s’appelle le Bokeh, il te faudra un objectif avec une grande ouverture, idéalement F1.8 ou F1.4, sachant que le prix est exponentiel en fonction de l’ouverture ! Du coup tu l’auras compris pour avoir la photo nette partout il faudra que tu fermes le diaphragme (d’expérience je dirais entre F8 et F16), pour un paysage par exemple.

Pour conclure ce pavé (qui est vraiment la base pour faire des belles photos !) il faut maitriser le triangle d'exposition pour pouvoir montrer ce que tu veux.

3- Les différents modes tu comprendras

Maintenant que tu as à peu près compris les grandes lignes sur ce que pouvait engendrer chacun de ces paramètres sur ta photo, avec quel mode vas-tu shooter ? Alors un conseil, n’écoute pas les pseudo-experts qui te diront que si tu ne shoote pas tout le temps en manuel tu es nul !

Le mode Manuel (M) est celui qui offre le plus de liberté, car il te permet de régler toi-même la sensibilité, la vitesse d’obturation et l’ouverture du diaphragme mais c’est également le plus compliqué à maitriser car un mauvais réglage peut sur exposer, sous exposer, rendre floue ta photo ou encore la bruiter.

Le mode Priorité Vitesse (S ou Tv selon la marque de ton boitier) va te permettre de gérer uniquement les ISO et la vitesse d’obturation. Le temps de pose sera calculé automatiquement par le boitier afin que la photo soit bien exposée.

Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) fonctionne sur le même principe, mais tu l’as compris cette fois tu vas gérer l’ouverture de ton diaphragme. Personnellement c’est ce mode que j’utilise dans 90% des cas. Il m’arrive de shooter en Manuel dans certains cas spécifiques mais généralement je suis très satisfait du résultat en mode A, tandis que j’ai des amis qui ne shootent quasiment qu’en mode S : c’est une question d’habitude, à toi de te faire ta propre opinion !

4- Au format RAW tu shooteras

Tu as vu que sur ton boitier tu as la possibilité de faire des photos au format RAW ou JPEG et tu hésites encore car tu ne connais pas la différence ? Alors mon conseil : shoot en RAW quoi qu’il arrive !

En fait le RAW est un format brut qui te permet de ne pas avoir de perte de données à cause de la compression. Les photos seront lourdes, entre 20 et 100Mo mais elles t’offriront plus de liberté pour les développer par la suite pour corriger l’exposition, faire ressortir les détails dans les ombres ou corriger les couleurs par exemple.

Le JPEG est un format compressé qui sera moins lourd mais qui t’offre un « droit à l’erreur » plus limité car tu pourras moins facilement corriger les imperfections, au risque de dégrader ta photo.

5- Du bon matériel tu t’équiperas

Shooter le Grand Canyon ou bien ta pote mannequin sur un pont à Paris ça n’a rien à voir. Donc forcément tu n’utilises pas le même matériel en fonction de ton style de photo.

Pour ma part je ne shoot quasiment que du paysage alors si c’est ton cas il te faut absolument un grand angle pour commencer.

Pendant presque 4 ans je shootais avec un 18-55mm, puis un 17-70mm et enfin un 24-70mm quand je suis passé en full frame mais depuis le mois de juillet je me suis offert un 16-35mm et c’est LA VIE ! Pour les paysages c’est vraiment l’idéal car tu as un meilleur recul. Je le complète avec un 70-200 f2.8 pour pouvoir zoomer sur des détails ou les animaux. Et pour combler le trou entre 35mm et 70mm j’ai également un 50mm f1.4 que j’utilise rarement, plutôt pour des portraits. Mais avant de te parler du portrait je complète la liste du matériel avec : un trépied stable en aluminium ou en carbone selon tes moyens (évite les trépieds à 20€ sur Amazon, c’est vraiment du dépannage mais sur le long terme ça ne tient pas) utile pour les photos de nuit particulièrement, un bon sac à dos imperméable qui te permet de ranger tout ton matériel et tes objectifs, un filtre polarisant qui reste en permanence vissé sur l’objectif.

 

 

 

 

 

 

 

Exemple de photo au 70-200mm                                            Exemple de photo au 16-35mm

 

Si tu veux plutôt faire du portrait ou de la street photo il te faut plutôt investir des focales fixes à grande ouverture (f1.4 c’est l’idéal pour avoir un bon bokeh mais f1.8 c’est pas mal non plus pour commencer et bien moins cher). Par exemple un combo : 35mm, 50mm et 85mm c’est très bien et surtout ça t’offre un « piqué » idéal, c’est-à-dire un très bon niveau de détail.

6- Le traitement tu apprendras

Voilà tu as fait ta petite séance de photo, et tu es content. Maintenant commence une partie importante qu’il ne faut pas négliger : le traitement !

C’est ce qu’on appelle plus communément, à tort, « la retouche ». Je dis à tort car il existe en réalité deux types de traitement :

Le développement à Consiste à sublimer une photo en RAW en jouant sur le recadrage, les contrastes, la luminosité, les couleurs pour apporter un véritable plus.

La retouche à Apporte une modification sur la photo, comme par exemple effacer un détail, faire un montage, ajouter un effet particulier qui diffère de la réalité, etc.

Pour ma part j’utilise surtout le développement sur Lightroom + la Nik Collection de Google mais il m’arrive d’utiliser le logiciel Photoshop pour supprimer des imperfections qui nuisent à ma photo.

Voici un exemple des 2 techniques avec un développement : recadrage pour respecter la règle des tiers et redresser la photo, un travail sur la couleur et les contrastes, et enfin comme on peut le voir une retouche sur le poteau où j’ai supprimé les graffitis.

Il existe plein de tutoriels sur Youtube qui te permettra de découvrir ou te perfectionner !

Voilà j’espère t’avoir appris des choses intéressantes dans cet article. N’oublie pas que le plus important en photo c’est de prendre du plaisir !

Bonnes photos à toi 😉

Wazim TAGAULY

Passionné de photo et de voyages.
Dans ce blog, je souhaite partager : mes photos prises lors d'escapades en France et autour du monde, tout en vous donnant quelques astuces photos.
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter pour toute question !

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